02h12 : des mots sortis de fumerolles douce

Il y a un an le sel était dans la mer, aujourd'hui au coin des yeux.
les meilleures choses semble il, ont une fin.
je reste sur la mienne ...
Mon inattendu, me laisse avec un goût d'inachevé, d'innabouti,d'inassouvi.
l'inavouable c'est que je reste sur ma faim.
Et pour la soif il me reste un peu de mauvais vin.
Et de l'humour de mauvais gout, je fais des économies d'épaules et d'amis, de rires aussi, merde je m'aigri meme pas parce que je vieillis
si javais compris avantje ne serais pas ici (tiens "avec des si" à croire que je tourne en rond)
à ecrire dans le vent en esperant qu'il me revienne le gout du sel de mer pas de celui du bords des yeux.
Je surveille l horizon pour peu que meme lui s'echappe,
cherche une perspective,
d'avenir, d'espoir, cherche des signes dans des paquet de mouchoirs,
des signes,
dissimulés entre deux phrases dans un livre acheté au hasard,
histoire que,
on ne sait jamais,
une réponse.
et voila 2h du mat, j'écris dieu je ne sais quoi, pour dieu je sais très bien qui.

Aux bras des noyées

J hurle ton nom
dans les bras de noyées
me tord sous l'étreinte
plongent leurs dents
dans ce qu'il me reste de cœur
à l ouvrage désœuvré
j abandonne

Le sel et la rouille et le mauvais alcool
au commissures
je souris moins qu avant
parait il que quelquefois même
je fais semblant
parait il
que je suis une ile

Je fais l autopsie
de mes nuits de solitude
y trouve quelques pierres
les sème et me perds enfin

3 heures encore
avant que le jour ne se lève
je m'use les dents
à me ronger les sang

encore quelques nuits ainsi
et je finirais sur les gencive
un loup édenté pour l homme que je suis
parais t il que la nuit tombé
j hurle ton nom
aux bras des noyées

Le sel et la rouille et le mauvais alcool
au commissures
je souris moins qu avant
parait il que quelquefois même
je fais semblant
parait il
que je suis une ile

parait il

que je ne souris plus