Paroles clandestine d'un pari sur une bouteille

Cela fait un printemps,
un printemps, et quelques hectolitres de pluie,
que je ne parle plus.
Mustismes sous les coups aux coeur et les bleus à l'âme,
hematomes,
attends-je l'hemorragie pour me reprendre ?

Mes mots, d'éxilé de sa propre vie,
dans des valises jamais défaites,
des bagages sans voyageur,
chez moi c'est nulle part,
chez moi c'est n importe où,
où tu sera

On me rassure,
rien ne dure
nos vies et l'amour provisoire,
on espère et on baise à travers une passoire
moi je veux des baisers dans le cou
pas des coups à baiser

qu'on ne me rassure pas,
qu'on me mente ou qu'on m'oublie
dans une valise avec mes mots
ou sur une etagere entre des livres ouverts,
rangés par ordre alphabetique,
je serais à la lettre "S"
comme "Si"

Avec des "Si" je met Paris en bouteille
et je me ressert un verre
et prend pari sur ma vie
histoire de voir comment ça fini.

Inspire,Expire,
le pire n'est plus à venir,
Le pire,
n'est pas avenir,
J'inspire et fait un pas,
vers moi

Je spleen
la vie sans soupline
je plie sous le poids,
mais avance d'un pas,
vers moi.
Me retrouve au détour d'un doute,
à l'angle de ma rue,
je vomis quelques pierre,
et de la bile,
je m'en fait.
amère.

Un homme à l'amer
pendant que Paris en bouteille
fait sa croisière.

Avec des "si"
...

Pensées dyslexiques

Je veux des baisers dans le cou, plus que des coups à baiser

Pensée étrange

J'adopte la souplesse
depuis,
je peux moi meme
me botter le cul.

Pensée nocturne

Je fais l'autopsie,
de mes nuits de solitude

en son estomac
trouve quelques pierres

je les seme
et me perds enfin

Lave moi cent fois - coldriddle

Lave moi cent fois
Lave moi
avec ta langue
avale
les traces d'ombres
étranglées
dans l'étau de mon poing
serré.

Lave moi cent fois
lave moi
de tes lèvres fines
embrasse cents fois
l'endroit du coeur
et mors moi la joue

Serre entre tes dents
ma langue devenue lourde
d'avoir
trop prononcé
ces même mots
ravalé
au foyer de ma gorge

Qui de nous deux
tirera sur la corde qui
fera tombé l'autre
J'étoufferais par la main
dans la tienne qui me serre
j'etoufferais davantage
si tu me libere

Lave moi cent fois
lave moi
de ton regard
lave mon corps
criblé de doute acérés
nu
dedans toi

ronge chacun de mes os
jusqu'a faire de mes peurs
un tas de cendres

Qui de nous deux
tirera sur la corde qui
fera tombé l'autre
J'étoufferais par la main
dans la tienne qui me serre
j'etoufferais davantage
si tu me libere